Pour beaucoup de familles, la journée ne se termine pas quand l’école finit.
Elle recommence.
Avec les devoirs.
Un moment qui devait être simple,
quelques exercices, un peu de révision…
et qui devient parfois le moment le plus tendu de la journée.
Le parent fatigué, l’enfant épuisé
Le parent sort de sa journée.
L’enfant aussi.
Personne n’a vraiment l’énergie.
Mais il faut s’y mettre.
Alors on insiste.
On répète.
On reformule.
Et très vite, la tension monte.
Ce qui devait être un moment d’accompagnement devient un moment de conflit
Le parent veut aider.
L’enfant se sent sous pression.
Le parent pense encourager.
L’enfant a l’impression de ne jamais faire assez.
Le parent élève la voix malgré lui.
L’enfant se ferme, pleure ou s’énerve.
Et chacun finit par se sentir mal.
Le malentendu silencieux
Ce qui se joue ici n’est pas une question de bonne volonté.
C’est souvent une accumulation de fatigue,
d’incompréhension,
et de pression invisible.
Le parent veut bien faire.
L’enfant aimerait y arriver.
Mais le cadre ne leur permet plus de se comprendre.
Ce que les parents ne voient pas toujours
À force, les devoirs ne sont plus seulement un temps scolaire.
Ils deviennent un moment qui abîme la relation.
L’enfant associe le parent à la contrainte.
Le parent associe l’enfant à la difficulté.
Et ce moment du soir laisse une trace émotionnelle bien plus forte que le contenu des exercices.
Repenser ce moment autrement
Parfois, il ne s’agit pas de faire plus.
Mais de faire autrement.
Réduire la durée.
Faire des pauses.
Changer le moment.
Accepter que tout ne soit pas parfait.
Parce que préserver la relation est souvent plus important que finir la page du cahier.
Les devoirs ne devraient jamais abîmer le lien entre un parent et son enfant.
Julie
Maman – professionnelle de terrain auprès des enfants et des familles
Parents Pas Seuls
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